Championnat départemental quadrettes 2011

samedi 25 juin 2011
par  Charles Mandou
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En liminaire, je dirais oui, oui, jouons dehors. J’ai été agréablement surpris que cette épreuve se soit déroulée sur les terrains externes du Quai Poult. Je loue celui ou ceux qui ont pris cette heureuse initiative.

Nous sommes quelques uns, et j’en suis un, à vouloir réinvestir les terrains extérieurs à l’instar de Stéphane Grattiéri qui dans ses vœux 2011 prônait de réinvestir les places centrales de nos villages et villes et de Fabrice Bruyneel qui se réjouissait des regards obliques des passants « honnêtes » sur les joueurs.

L’ère moderne favorise le confort, la communication, la vitesse et qui incite à la création de structures de jeux confinées : les boulodromes.

Je ne la refuse pas mais je refuse ce que nous en faisons et les conséquences qui s’ensuivent.

Limitons leur utilisation à la saison hivernale pour les entraînements et à quelques concours, car à y trop jouer, nuit à la dextérité et à la technicité des joueurs confrontés aux exigences des terrains extérieurs.

De plus, ils portent atteinte au lien social. Une partie où se mêlent la gouaille méridionale et les anecdotes sur une place d’un village ou d’une ville favorise la communication entre les concitoyens et peut aussi susciter un attrait et donc des recrutements.

Certes, c’est aussi une solution de facilités dès lors que les intempéries qui sont annoncées lors de l’organisation d’un concours, hop repli : dedans.
A maintenir trop d’épreuves dans les boulodromes c’est nier l’essence même de notre jeu, de notre sport. Je pousse à l’extrême, pour quoi ne pas généraliser des stades de football et de rugby couverts ? Les spectateurs malgré les mauvaises intempéries ne vont-ils pas au stade, aussi ? Certains me rétorqueront, ça commence. Oui effectivement le millénnium stadium à Cardiff ! Mais tout de même, ne poussons pas le bouchon trop loin (17,5m) !!!

Demandez à nos aînés, aux vieux qu’ont de l’âge dont je fais parti à un degré moindre par rapport à certains, où jouaient-ils dès le printemps venu ?
Certes, ils ont permis aux vétérans de pratiquer leur sport ce qui les maintient en bonne forme. A trop jouer, dessert (ce n’est pas hélas, la cerise sur le gâteau).

Attention à leur localisation ! Car je pense aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite et à celles qui ne sont pas touchées par le virus de la boule (dingue ou chicoungounia exclus). A titre d’exemples 2 structures : l’une au centre ville à Valence d’Agen et l’autre à 2 km du centre ville de Caussade. Je vous laisse le soin de deviner laquelle des deux sera plus accessible et plus ouverte tant aux aficionados qu’aux personnes curieuses et qui pourraient s’intéresser à notre sport.

Restons donc vigilants lors des projets de création d’enceintes sportives !

Venons en maintenant aux effets néfastes sur les joueurs trop habitués à jouer en boulodrome lorsqu’ils jouent sur des terrains tarabiscotés en extérieur. Je ne citerai aucun nom d’équipe ni de joueurs, ce n’est pas l’objet, ni le lieu et loin de moi de vouloir critiquer un tel ou un tel.

Ils se reconnaîtront !!!

Observateur attentif du déroulement des parties, et aussi pour en avoir discuté avec certains joueurs, j’ai été amené à faire plusieurs constats : baisse du niveau technique au pointage et faiblesse de l’adresse des tireurs et voire choix tactique désastreux et incohérent.

La nature et texture géologique des terrains par rapport à ceux lisses des boulodromes, demande aux pointeurs une application particulière sur le soin de la donnée choisie et la maîtrise de la force. A cela s’ajoute évidemment les différentes déclivités qui compliquent l’action des pointeurs.

Quant aux tireurs, sur ces mêmes terrains, il ne suffit pas simplement d’être droit et de tomber dans les 50, il fallait tomber dans la gueule. Nombreux sont ceux qui s’y sont cassés les dents !

Et que dire sur la tactique de jeu à tenir, hein, Jean-Claude ! Sur un point à 80cm au cours d’une des finales où l’une des deux équipes qui sur le papier était plus cohérente, a persisté à pointer sans parvenir à le reprendre au lieu de tirer.

Enfin dernier constat, c’est l’inconstance de certaines équipes d’une partie à l’autre. Il en est ainsi d’une équipe qui a fait une bonne partie en demi et qui s’est totalement délitée en finale, manque d’application, stress de la gagne ?
Une seule équipe est toutefois ressortie du lot (ce sans parti pris) tant au point, au tir et sur la conduite de jeu, Valence d’Agen car certainement plus habituée à évoluer en extérieur !

En dernier lieu, force est de constater une baisse des participants aux phases qualificatives pour le championnat de France : pour certains conscients de leur niveau et pour d’autres par manque de motivation. Pourquoi ne pas imaginer une sélection représentative en fonction notamment des résultats acquis aux cours des différents concours d’une saison ou autres modes ?

En conclusion, cessons de nous lamenter sur notre sort et d’être constamment suspendus aux décisions d’une fédération qui privilégie l’élite au détriment de l’intérêt collectif, adaptons nous à changer notre façon d’agir, communiquons en utilisant tous les moyens modernes et les médias locaux. Osons ! Osons, nous montrer et conquérir les centres de nos villes et villages, lieu de vie et cœur des relations humaines et citoyennes.

Je souhaite à toutes les personnes et équipes représentant le département, bonne chance à ces championnat de France 2011.

Charles Mandou


Portfolio

Chpt Dépt quadrette 2011 Castelsarrasin (...) Chpt Dépt quadrette 3è Div Valence vainqueur Chpt Dépt quadrette 3è Div Castelsarrasin (...)

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