Chronique d’un été 2013

mardi 25 juin 2013
par  Charles Mandou
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Après le tête-à-tête, autrement dit le simple.

C’est pas simple et pas davantage simplet !

A ce propos nos représentants midi-pyrénéens (De Stéfani 2ème div, Rizzo et Bruyneel 3ème div et Boumesla 4ème div) n’ont pas pu franchir le cap des poules au championnat de France à Dardilly.

Il y en a un qui bout d’avoir perdu en barrage sur une annulation malheureuse du but, touché mais qui ne sort pas. C’est bien Fabrice et je le comprends !

Après les doublettes.

Après le vétéran quadrette.

La course à la qualification pour le championnat de France 2013 et qui conclut enfin la saison 2013, les quadrettes 4ème et 3ème division, se terminait à Caussade qui organisait cette compétition départementale les 15 et 16 juin.

7 quadrettes en 3ème division et 13 en 4ème division réparties en poules de 4 s’affrontaient sur les terrains extérieurs du boulodrome de Caussade pour décrocher le sésame thermal !

Oh, bain, Marie !

Jean-Claude Lacombe, le Président GO, tout en étant joueur, assisté de Serge Rollini supervisait le déroulement de l’épreuve, graphique et tirage, tandis que Serge Furlan officiait en tant qu’arbitre.

Les parties démarraient à l’heure prévue le samedi 15 juin par un après-midi ensoleillé et peu venté.

En 3ème division, Jean Brugnara (Villebrumier) se qualifiait aisément avec deux victoires dont une, assez chanceuse, qui suscita d’ailleurs quelques hauts commentaires face à Jean-Claude Lacombe.

Ce dernier terrassait Terrassier, Jacques en barrage (Valence d’Agen), désolé Babé, ce qui lui permettait de poursuivre l’épreuve.

Dans l’autre poule, Fabrice Bruyneel (Valence d’Agen) avec deux victoires gagnait le droit de revenir le lendemain et Robert Delpeyrou aussi après avoir battu difficilement Kléber Jamme (Villebrumier) en barrage.

En 4ème division, les quadrettes suivantes se qualifiaient pour les quarts de finale :

en poule 1 Sirot(Valence d’Agen) et Canitrot (Castelsarrasin) après barrage face à Caroty (Montech),

en poule 2, Mothes (Gandalou) et Ramondy (Albias) en barrage au détriment de Delrieu (Caussade),

en poule 3, Lemoignet (Gandalou) et Girac (Montech) battant Rivière (Caussade) en barrage,

et en poule 4, Lannes (Castelsarrasin) et Longueville (ABM) se défaisant en barrage de Fontanet (Villebrumier).

Le Dimanche matin avant que la compétition ne reprenne, le Président Lacombe, précurseur en la matière, avertissait les équipes que les demi-finales et la finale se joueraient, au grand désappointement des joueurs, à l’intérieur du boulodrome, prétextant que les terrains extérieurs longeant le boulodrome étaient trop dégradés pour que se déroulent correctement les demi-finales des 3èmes divisions.

Les 4èmes divisions (les parents pauvres !) disputaient les quarts en extérieur sur l’aire réservée à la boule lyonnaise.

Choix malheureux s’il en est car la météo était excellente.

Bon nombre de joueurs que nous sommes n’aiment pas être confinés et de plus la complexité technique des terrains à laquelle nous avons été confrontés la veille, aurait pu comme le nez de Cléopâtre changer la face du monde.

Président précurseur, vous dis-je, jetant ce ouikinje un œil désinvolte sur la retransmission du championnat de France à Dardilly, que vis-je ?

Les finales se déroulaient dans le boulodrome couvert devant une assemblée piètre en nombre et ce, pourtant, dans le fief de la boule lyonnaise !

La Marseillaise y fut jouée préalablement, non chantée par les joueurs et le public ! Alors pourquoi le reprocher vertement à nos footeux pro ?

La première demi-finale de 3ème division voyait s’opposer la quadrette Caussadaise, Jean-Claude Lacombe, Jean-Pierre Garrigue, Michel Vidallet et moi-même à la redoutable Valencienne composée de Fabrice Bruyneel, Jean-Claude Mestre, Gérard Fraunié, Philippe Daydé et Daniel Féral.

Il y avait de la revanche dans l’air. En effet nous les avions battus le 1er mai à Montech à la première partie. Je préfère jouer contre des équipes de haut niveau en début de concours car ils sont battables à froid mais quand le fer est chaud, il pleut de la grêle comme à Gravelotte.

Inconstant au point et faible au tir en raison d’une blessure à l’épaule qui handicapait depuis la veille Jean-Pierre, nous n’avons pas opposé de résistance et c’est logiquement que les Valenciens se qualifiaient pour la finale.

Bravo Gérard, tu as eu ta revanche ! A quand la belle ?

Dans l’autre demi-finale, opposant deux équipes de l’entente (eh, oui, elle existe toujours), le duel fut serré donnant lieu, de part et d’autre, à des commentaires tonitruants, hauts en couleur et troublant le calme olympien et la sérénité du boulodrome.

Finalement, Robert Delpeyrou associé pour l’occasion à Francis Bourgade, Jean Coustou, Henri Lacaze, et Raymond Abeilhou (le faux frère Villebrumiérain) sous l’œil avisé de Néné Souyri l’emportait sur Jean Brugnara, Gilbert Marcel, Jean Vialard, Alain Inaud et Jean-Jacques Clamens (Villebrumier).

Le tirage au sort des quarts de finale des 4èmes divisions désignait les rencontres suivantes : Lemoignet-Canitrot, Lannes Ramondy, Sirot-Longueville et Girac-Mothes.

Un incident grave et inadmissible lors du quart de finale opposant Girac de Montech à Mothes de Gandalou est survenu à la suite d’une décision arbitrale de Serge Furlan à l’encontre de la quadrette de Gandalou et dont ont été témoin les joueurs et quelques rares spectateurs la regardant.

Cet épisode a eu pour conséquence l’arrêt de sa prestation arbitrale et je comprends sa décision.

C’est la première fois que je vois un arbitre quitter l’épreuve dont il a la charge !

C’est inouï ! C’est impensable ! C’est le monde à l’envers !

La compétition s’est poursuivie sans arbitre officiel et je me pose aussi la question de la validité de cette compétition !

Je ne relaterai pas les propos tenus, il ne m’appartient pas de les commenter.

Et ce d’autant plus que je sais que le torchon brûle depuis un certain temps entre Serge Furlan et son club.

Je ne m’immiscerai pas dans les affaires intérieures d’un pays étranger !

En revanche, sur le fond je me dois de réagir.

Toute société quelle que soit sa forme, tyrannique, démocratique, anarchique ou libertaire édicte des lois pour régler les rapports de la communauté concernée.

Toute infraction commise et contraire à la loi entraîne une sanction, il s’exclut en quelque sorte lui-même de la communauté.

Selon Pierre Dac « si tous ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin ».

C’est pourquoi, celui qui croît être dans la légalité doit s’en remettre à une instance indépendante qui analysera la situation.

Si la liberté s’arrête à celle des autres, Montesquieu affirmait dans « l’esprit des lois » que la liberté est le droit de faire ce que les lois permettent.

La compétition sportive obéit à des lois et des règlements qui s’imposent aux adeptes. Le pratiquant les accepte et doit les observer aux risques de se voir sanctionner par l’arbitre qui est le premier garant du respect des règles sportives et sans lui se serait le chaos.

Plusieurs fois dans mes articles précédents, j’attirais votre attention sur des agissements et des comportements limites et voici où nous en sommes arrivés.

Nous les aînés, en raison de la prolifération des concours vétérans qui sont des moments de loisirs, nous ne sommes plus capables de modifier nos comportements sportifs dans les épreuves officielles car nous avons pris l’habitude de nous asseoir consciemment ou inconsciemment sur le règlement.

« Quand on ne sait pas régler sa conduite comment pourrait-on régler celle des autres ? »

Ce proverbe chinois confirme que tout dépend de la volonté de l’individu, au quel cas c’est l’exclusion soit par démarche personnelle soit par une instance juridique.

Benoitement, je pensais que la vieillesse rendait les êtres humains plus sages. Eh bien pas du tout !

Georges Brassens avait raison quand il disait ou plutôt chantait le temps ne fait rien à l’affaire quand on est con, on est con ! Il est vrai aussi que « les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît » (Michel Audiard), de plus « ils ne perdent jamais leur temps, ils perdent celui des autres » (Frédéric Dard. Et pour en terminer, « quand on est plus de quatre, on est une bande de cons. A fortiori, moins de deux, c’est l’idéal » (Pierre Desproges).

La partie s’est terminée par la victoire de Mothes.

En 4ème division, Longueville (ABM), Ramondy (Albias), Canitrot (Castelsarrasin) et Mothes (Gandalou) se qualifiaient pour les demi-finales.

Dans l’une demi-finale, Longueville (ABM) était battu par Mothes (Castelsarrasin)

Dans l’autre demi-finale, Canitrot (Castelsarrasin) battait Ramondy (Albias).

N’étant pas là l’après-midi, je n’ai pas donc assisté aux finales.

Mais lecteurs assidus de la Dépêche en connaisse les résultats, le correspondant local en a relaté le déroulement.

La finale des 4èmes divisions « s’est déroulée dans un silence de cathédrale ». Sic !!!

Y aurait-il une corrélation avec les évènements de la matinée ? Bizarre ! Bizarre !

Mothes en sortait vainqueur et accède donc à la qualification au championnat de France.

En 3ème division, la quadrette Valencienne, la plus homogène et équilibrée du plateau battait Robert Delpeyrou (Caussade).

Bonne chance pour le France.

C’était une chronique d’été et à moins d’évènements particuliers et exceptionnels, la parution d’infos sera très rare.

Bonnes vacances à toutes et à tous.

Charles Mandou


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