Championnat de France des clubs Jeunes moins de 15 et 18 ans - 2012

mardi 27 mars 2012
par  Charles Mandou
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Le CBD 82 était chargé d’organiser ce championnat sous la férule de Serge Rollini, à la double casquette de secrétaire du CBD 82 et de président de la commission régionale jeunes Midi-Pyrénées.

Il s’est déroulé les 10 et 11 mars 2012 au boulodrome du Marché gare à Montauban.

Evènement rare et important dans la région pour que la Dépêche du Midi le relate dans ses colonnes, car il s’agit de la relève, des futures élites de notre jeu ( oh, pardon ?) de notre sport.

Toujours est-il ,qu’il n’a pas drainé la grande foule bien que l’entrée soit gratuite et les tribunes installées pour l’occasion étaient loin d’être combles.

Seuls les aficionados étaient là et bien là.

Dommage, pour les organisateurs et les bénévoles.

Dommage surtout pour les jeunes qui ont produit par leur adresse et leur dextérité des réalisations de qualité avec des rencontres pleine de suspense notamment chez les moins de 18 ans où il a fallu avoir recours à l’épreuve d’appui pour désigner les finalistes.

Les demi-finales ont opposé samedi après-midi les équipes ci-après sous les yeux du Président de la FFSB, du Président du CBR Midi-Pyrénées et de l’aréopage du CBD 82, et ont donné les résultats suivants :

- En moins de 18 ans :
Gap (Provence) bat Dauphiné-Lyonnais (Rhône) 17 à 17 (6 à 5 après l’épreuve d’appui)
Pierres Dorées (Rhône) bat Hérault (Languedoc-Roussillon) 17 à 17 (4 à 1 après l’épreuve d’appui)

- En moins de 15 ans :
Tarare 1(Rhône) bat Beaurepaire-La Côte (Isère) 25 à 11.
Tarare 2 (Rhône) bat Languedoc-Roussillon 20 à 15.

La fin de soirée se terminait par la présentation des différentes équipes du carré final et la remise des trophées aux perdants.

Le dimanche matin, la compétition reprenait ses droits afin de désigner le gagnant du titre dans les deux catégories.

Comme la veille, les parties étaient serrées et d’un bon niveau technique.

J’avais plaisir à revoir ces jeunes de Pierres Dorées que j’avais vus évoluer au cours de la demi-finale des clubs sportifs N4 contre Valence d’Agen ou de Janneyrias contre Gap à St Donat sur la Paillasse et qui m’avaient impressionné par leurs performances.

En moins de 18 ans, Gap battait Pierres Dorées 19 à 16 et en moins de 15 ans, le duel fratricide tournait à l’avantage de Tarare 2 sur Tarare 1 sur le score de 18 à 16.

Bravo encore à eux pour leur performance, leur esprit compétitif, loyal, respectueux des règles et de l’adversaire, malgré l’importance de l’évènement sportif : un titre de champion de France ce n’est pas rien.

Nous , adultes, devrions en prendre de la graine, n’est-il pas !

Félicitations aux encadrements et formateurs, bénévoles ou non, qui les ont amenés à cette situation.

Mais les reverrons-nous en haut de l’affiche, un jour ? Toujours animés du même esprit ?

Non, je ne fais pas allusion à nos âges avancés mais au devenir de notre sport.

Car je me méfie des orientations des instances fédérales des sports « mineurs » dont nous faisons partie qui risquent à leur tour d’être touchées par le syndrome des sports « majeurs professionnels » avec ses dérives financières mettant en difficulté la masse majoritaire de leurs propres structures amatrices et que nous constatons et subissons tous sans broncher.

Nous sommes, tous les sportifs, descendants du « grand baron ». L’idéologie de Coubertin est caractérisée par la compétition, la performance l’entraînement dans des structures institutionnelles (fédérales et scolaires) afin de lutter contre l’oisiveté et les risques de dégénérescence psychologique et physiologique de l’homme. Vision louable, certes, mais en privilégiant à la fin du 19è siècle l’élitisme sportif au détriment de l’éducation physique égalitaire et vouée au plus grand nombre, il n’en avait pas mesuré les conséquences.

L’homme est un loup pour l’homme écrivait Plaute au temps de la Grèce antique et à ma connaissance même une meute de loups affamés ne s’autodétruit pas afin d’assouvir sa faim !

Les mécènes, les investisseurs en tout genre s’y sont engouffrés en développant le professionnalisme et tout un lot d’effets particuliers à l’égard de l’élite sportive afin d’améliorer la performance des athlètes au détriment de leur santé, pour en arriver au 21è siècle au stade ultime « sport spectacle » par la main mise de la finance et ses exactions que notre société moderne a instaurée au détriment de l’intérêt collectif.

Le sport moderne ne me fait plus rêver, ni vibrer car les joueurs sont programmés produisant un jeu insipide et stéréotypé. L’improvisation et l’imagination ont totalement disparu.

Rousseau écrivait que le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est sans frontières.

Il faut toujours se méfier de l’imagination de l’homme, car il s’ingénie à développer des stratégies populistes qui ne profitent qu’à une minorité : « panem et circenses (Juvénal) ».
Du pain et des jeux du cirque au temps de la Rome antique.

Charles Mandou


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